Publié le 13/09/2009 à 17:29 par bardeominik
Pritha.
Mais, Pritha avait organisé la lutte. C’était une des élèves de Bert. Un ange « étrange », une esquisse de vie. Le paludisme polluait son sang. L’amour était venu, il s’en allait. Allongé en proie à de sourdes fièvres. Il attendait cette femme depuis si longtemps... Des jours et des jours à ne plus savoir, que lui arrivait-il ? Venu de si loin pour se perdre ? Il n’en avait plus envie…
Le destin d'un homme se confondait avec une inconnue, une étrangère à lui-même, de nationalité certes, et de culture aussi, mais connaissant la valeur d'une vie. Elle se débattait à chaque instant pour lutter avec lui...
Elle utilisait la force de l'esprit pour créer des images insensées. A travers ses intériorités, elle se battait contre de noirs oiseaux maléfiques aux ailes translucides. La force de l'esprit lui servait au sauvetage : "Des nuits entières, allongée sous le fan, les yeux fermés pour mieux apercevoir et extraire "L’ange noir".
Enfin il sortit, comme une chrysalide gluante, extirpant ses ailes humides de mal et de fièvres malsaines. Elle avait peur pour lui, mais ne se méfiait pas, elle savait : "Son ange herculéen viendrait à bout de cette chose". Ce fut étrange, le lendemain elle lui tenait la main, il allait mieux, tant de souffrance ne reviendrait plus.
Elle ressemblait vraiment à ce caractère du Mahabharata. Si proche devant la mort. La défiant sans cesse. Une arme précieuse pour que la vie les emmène. Le temps qu’ils leur restait. Puis des impressions de création projetées dans leur psychés, sans cesse perpétuées. Elles apparaissaient entre Bert et Pritha. Leur pensées, en grande complicité, s’étaient alliées pour étendre leur structures physiques. Chaque parcelle de leur relation vint constituer le grand puzzle de leur vie future. Une grande trame humaine pour deux êtres si proches. Il y avait tant de clarté que le réveil devint une nouvelle lumière. Elle était si proche ce matin là.
Bert avait tant pensé à une fuite définitive et irrémédiable. Au moment où il allait se livrer, Pritha était apparue. L’ambiance indienne s’était jouée de son héritage génétique. Ces indianités semblaient, dépasser en force, ses petites occidentalités. Un passé plus que millénaire s’était sacralisé dans l’essence de cette femme qui avait commencé à l’observer doucement pendant qu’il parlait. Bert lui, ne percevait que sa quintessence… Il ignora parfaitement le romantisme sépulcral qui animait ses précédentes relations. Pritha était une entité sensible et émotive mais la force de sa maturité la faisait ressembler à une enfant précoce.
Après de nouvelles déclarations d’éternité, ils composèrent un sommeil intemporel que le réveil formait de façon si concrète. Les extravagances de sa douceur avaient la force et l’innocence de la maturité. Bert se sentait si proche d’un tel être. Elle lui disait que la lumière spirituelle s’était installée dans la complicité de leurs esprits.
Bach soutenait le réveil. Tant de pureté ce matin là, de retour après l’approche de la mort, la pensée explosait. Tout était si clair. Elle était devenue la première femme. Ils se projetaient doucement vers la bonté et maintenant rien ne pouvait empêcher de rendre ses extensions concrètes. Elles devenaient plausibles. Toutes les cellules vivantes extraterrestres se qualifiaient brusquement dans ses extensions. Elles étaient maintenant si présentes qu’elles se confondaient dans une approche très peu scientifique. Elles formaient la clarté spirituelle dont elle parlait. Tout était là et ils n’avaient plus qu’à explorer. Les ionisations de l’eau ne leur étaient pas étrangères, ils les avaient perçues.
La nature aquatique se démenait dans la nature océanide de cette femme qui développait des extensions d’humanité. Bertrand la sentait comme une entité moléculaire parvenue jusqu’à lui au fil des transformations. La vie était devenue une suite de modifications qu’elle avait portées jusqu’ici. Parmi l’essence de l’Inde, sa naissance avait maintenu la somme de ces vies. Elle était l’entité définissable de sa fécondation perpétuelle. Ses incarnations s’étaient clarifiées au fil de ses renaissances. Elle portait en elle la substance de ces multiples vies. Elle pouvait continuer mais la mort rodait, elle avait déjà frappé une fois. Maintenant elle s’effrayait devant la nuit. Chaque sommeil devenait comme une petite mort et la nuit n’était pas son ami.
Depuis peu leurs rencontres s’étaient intensifié pour laisser place à des évidences. La puissance de leurs esprits avait prit une telle ampleur qu’ils ne pouvaient plus ignorer leur alliance. Il y avait une grande ampleur spirituelle dont la clarté était venue ce matin de réveil. Leurs esprits naviguaient aux vues de chacun… Ils se percevaient doucement.
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Publié le 11/09/2009 à 21:55 par bardeominik
L’extension de la nébuleuse
Aujourd’hui est un jour définitif car rien n’est réglé. Prendre la dimension de l’extension nébuleuse, quelques amorces dans l’expression puis des prolongements dans la tentative d’exprimer la métaphysique d’une situation, d’une relation…. De tout…..
Ne pas épurer l’invisible pour exprimer l’inutile dont les éditeurs sont si friands pour la vente. Ecrire que ce que l’on ressent, penser et rien d’autre, pas de composition spéciale à l’encontre de soi-même…
Essayer d’explorer cette dimension qui produit du rêve mais dans la réalité, alliée à l’écriture un assemblage de mots s’en vient exprimer le non matérialisme… Bien sur il reste à le définir, ce non matérialisme… Le sens profond de ce titre a besoin d’être confiné à l’exhaustivité. Evidemment rien ne pourra l’atteindre mais l’on peut y tendre…
Un texte est écrit tantôt dans un rêve avec des incursions dans la réalité, tantôt dans la réalité avec des incursions dans le rêve…Une gigogne délicate que la réalité semble ignorer dans l’esprit de la création…Elle se détend doucement dans les personnalités des deux êtres qui ne semblent vivre que dans l’imagination du créateur, cela semble évident mais il y a une extension. Ils existent puisqu’ils ont été créés par une trame élaborée de l’inconscient du créateur. Ils existent sur le papier où les mots, alliés les uns aux autres, par la force de leur signification, à l’intérieur de l’esprit du créateur, se sont « matérialisés », ce mot est encore à mettre entre guillemets puisque leur matérialisation ne semble pas effective, du moins pas encore… La composition de cette analyse est, elle aussi, soumise aux mêmes critères d’appréciation…Puisque…. Puisque quoi ? Le sujet n’a en fait qu’une importance relative : un couple en proie aux extravagances de leur rencontre, un texte écrit par un homme seul qui aurait besoin d’un alter ego féminin pour compléter la dimension d’une relation, le texte a été écrit une première fois puis modifié en fonction de cette idée…
L’entité agissante
L’entité agissante commençait à se déplacer dans l’espace-temps. Elle bougeait jusqu’à ce que son énergie ait atteint ce pourquoi elle se mouvait. Elle vivait et guérissait complètement par l’équilibre, ou, trouvait dans la mort, la sublime guérison par la renaissance en d’autres lieux, univers, souches parallèles.« Trop tard » réside encore dans cette vie. Jamais c’est ailleurs. »
Elle (l’entité agissante) pensait que ce « pseudo axiome citation » semblait ne pas exister. Une action qui n’avait pas eu lieu mais qui avait cependant engendré une attente pendant laquelle l’action « aurait pu » avoir lieu. Après un laps de temps, l’action n’aurait jamais lieu. Cette « non-action » provoquait quand même un mouvement mais dans d’autres couches.
Le sommeil voyage dans le temps, le passé pour une grande part et le futur presque jamais, le présent n’existe pas. Peut-être ne sont ce que des projections. Profiter d’un rêve pour faire un grand voyage dans le futur ou dans le passé. Revenir aux tribus animistes. Et se projeter dans un avenir proche.
La sublime guérison par la renaissance en d’autres lieux, univers, souches parallèles.
Cette manne de création réside dans une sorte de métaphysique naturelle. Mais il semblait que ce n’était qu’un décor d’une certaine énergie, lassée de n’être pas entendue, s’était réfugiée dans le silence.
Le territoire à explorer : « la solitude ». Une lande de désolation physique. Une extension de l’esprit dans l’absolue infinité. Un vol de nuit perpétuel au dessus d’elle-même. Un œil intérieur observait sans cesse les capacités et décelait instantanément la moindre étincelle de nouveauté. Le désert long à traverser et la soif de reconnaissance, parfois, n’arrivaient jamais au moindre étanchement mais, rien, en comparaison de l’ignorance qui ignorait la soif. Celle que les hommes continuaient de perpétrer pour reconduire à l’infini le troupeau consommateur.
Cette lucidité était-elle un des instruments de ses velléités de destruction où une issue choisie? Qu’y avait-il à faire d’une vie sans importance? L’esprit se rit de la matière pour laisser place au vent qui agite les espaces spirituels.
Une sorte de dédoublement s’inscrit. Une partie l’être est en partance et une autre également mais vers des essences inconnues. Celles d’un certain complément.
Le romantisme est une grande dimension chimique. Un jaillissement de protéines. Parmi ce tumulte, une grande communion. Après deux ans tout s’effondrerait. Le seul remède serait l’amour… Un insondable mystère prenait la forme d’une utilité dépouillée d’intérêt afin d’accéder à la totalité des idiomes.
Lorsque l’eau entre dans la mémoire et que le souvenir de l’ancienneté du temps devient la connaissance, une partie de nous-même se trouve enfin. Pour voler au cœur de cette mémoire qui ressemble à l’universalité de la vie. En léthargie devant la sensualité.
Une relation biologique s’installe afin de soumettre le mystère du romantisme. Des ombres s’évaporent dans la poudre du velours de la vie. L’union du sommeil inonde l’âme. L’envahissement émerge des profondeurs pour abreuver les sensations. L’empiétement retint le Tamar des ondées dans les fluctuances des vagues.
Des affres spirituelles entremêlées par le lierre de destins qui ne s’accordent pas. Pendant ce sommeil qui commençait à ressembler à une somnolence au cœur de ce sommeil.
Replonger dans une inertie plus légère.
Les hommes, les femmes déambulaient dans une anonyme inconstance. Rien, pas même des rencontres particulières n’avait pu élaborer l’osmose avec une énergie vivante. Les regarder comme bon nombre de fantômes alors que rien n’alimentait le souvenir. Les images de l’esprit ne s’étiolaient pas dans un passé composé. Une flamboyante conjugaison. Peu de choses réapparaissaient dans ses rêves. Quelques chocs émotionnels d’il y a si longtemps.
Ignorer le désir de posséder quoi que ce soit ni quiconque.
Animer le présent
Passé
Futur
Puis des extractions de sensations. Si proche devant la mort de la mort. Une arme précieuse pour que la vie emmène le temps qu’il restait. Autant dire l’éternité.
Des impressions de création
Ce sommeil intemporel que le réveil formait de façon si concrète.
Les extravagances de la douceur avaient la force de l’inouï
Publié le 11/09/2009 à 21:35 par bardeominik
L’extension de la nébuleuse
Aujourd’hui est un jour définitif car rien n’est réglé. Prendre la dimension de l’extension nébuleuse, quelques amorces dans l’expression puis des prolongements dans la tentative d’exprimer la métaphysique d’une situation, d’une relation…. De tout…..
Ne pas épurer l’invisible pour exprimer l’inutile dont les éditeurs sont si friands pour la vente. Ecrire que ce que l’on ressent, penser et rien d’autre, pas de composition spéciale à l’encontre de soi-même…
Essayer d’explorer cette dimension qui produit du rêve mais dans la réalité, alliée à l’écriture un assemblage de mots s’en vient exprimer le non matérialisme… Bien sur il reste à le définir, ce non matérialisme… Le sens profond de ce titre a besoin d’être confiné à l’exhaustivité. Evidemment rien ne pourra l’atteindre mais l’on peut y tendre…
Un texte est écrit tantôt dans un rêve avec des incursions dans la réalité, tantôt dans la réalité avec des incursions dans le rêve…Une gigogne délicate que la réalité semble ignorer dans l’esprit de la création…Elle se détend doucement dans les personnalités des deux êtres qui ne semblent vivre que dans l’imagination du créateur, cela semble évident mais il y a une extension. Ils existent puisqu’ils ont été créés par une trame élaborée de l’inconscient du créateur. Ils existent sur le papier où les mots, alliés les uns aux autres, par la force de leur signification, à l’intérieur de l’esprit du créateur, se sont « matérialisés », ce mot est encore à mettre entre guillemets puisque leur matérialisation ne semble pas effective, du moins pas encore… La composition de cette analyse est, elle aussi, soumise aux mêmes critères d’appréciation…Puisque…. Puisque quoi ? Le sujet n’a en fait qu’une importance relative : un couple en proie aux extravagances de leur rencontre, un texte écrit par un homme seul qui aurait besoin d’un alter ego féminin pour compléter la dimension d’une relation, le texte a été écrit une première fois puis modifié en fonction de cette idée…
L’entité agissante
L’entité agissante commençait à se déplacer dans l’espace-temps. Elle bougeait jusqu’à ce que son énergie ait atteint ce pourquoi elle se mouvait. Elle vivait et guérissait complètement par l’équilibre, ou, trouvait dans la mort, la sublime guérison par la renaissance en d’autres lieux, univers, souches parallèles.« Trop tard » réside encore dans cette vie. Jamais c’est ailleurs. »
Elle (l’entité agissante) pensait que ce « pseudo axiome citation » semblait ne pas exister. Une action qui n’avait pas eu lieu mais qui avait cependant engendré une attente pendant laquelle l’action « aurait pu » avoir lieu. Après un laps de temps, l’action n’aurait jamais lieu. Cette « non-action » provoquait quand même un mouvement mais dans d’autres couches.
Le sommeil voyage dans le temps, le passé pour une grande part et le futur presque jamais, le présent n’existe pas. Peut-être ne sont ce que des projections. Profiter d’un rêve pour faire un grand voyage dans le futur ou dans le passé. Revenir aux tribus animistes. Et se projeter dans un avenir proche.
La sublime guérison par la renaissance en d’autres lieux, univers, souches parallèles.
Cette manne de création réside dans une sorte de métaphysique naturelle. Mais il semblait que ce n’était qu’un décor d’une certaine énergie, lassée de n’être pas entendue, s’était réfugiée dans le silence.
Le territoire à explorer : « la solitude ». Une lande de désolation physique. Une extension de l’esprit dans l’absolue infinité. Un vol de nuit perpétuel au dessus d’elle-même. Un œil intérieur observait sans cesse les capacités et décelait instantanément la moindre étincelle de nouveauté. Le désert long à traverser et la soif de reconnaissance, parfois, n’arrivaient jamais au moindre étanchement mais, rien, en comparaison de l’ignorance qui ignorait la soif. Celle que les hommes continuaient de perpétrer pour reconduire à l’infini le troupeau consommateur.
Cette lucidité était-elle un des instruments de ses velléités de destruction où une issue choisie? Qu’y avait-il à faire d’une vie sans importance? L’esprit se rit de la matière pour laisser place au vent qui agite les espaces spirituels.
Une sorte de dédoublement s’inscrit. Une partie l’être est en partance et une autre également mais vers des essences inconnues. Celles d’un certain complément.
Le romantisme est une grande dimension chimique. Un jaillissement de protéines. Parmi ce tumulte, une grande communion. Après deux ans tout s’effondrerait. Le seul remède serait l’amour… Un insondable mystère prenait la forme d’une utilité dépouillée d’intérêt afin d’accéder à la totalité des idiomes.
Lorsque l’eau entre dans la mémoire et que le souvenir de l’ancienneté du temps devient la connaissance, une partie de nous-même se trouve enfin. Pour voler au cœur de cette mémoire qui ressemble à l’universalité de la vie. En léthargie devant la sensualité.
Une relation biologique s’installe afin de soumettre le mystère du romantisme. Des ombres s’évaporent dans la poudre du velours de la vie. L’union du sommeil inonde l’âme. L’envahissement émerge des profondeurs pour abreuver les sensations. L’empiétement retint le Tamar des ondées dans les fluctuances des vagues.
Des affres spirituelles entremêlées par le lierre de destins qui ne s’accordent pas. Pendant ce sommeil qui commençait à ressembler à une somnolence au cœur de ce sommeil.
Replonger dans une inertie plus légère.
Les hommes, les femmes déambulaient dans une anonyme inconstance. Rien, pas même des rencontres particulières n’avait pu élaborer l’osmose avec une énergie vivante. Les regarder comme bon nombre de fantômes alors que rien n’alimentait le souvenir. Les images de l’esprit ne s’étiolaient pas dans un passé composé. Une flamboyante conjugaison. Peu de choses réapparaissaient dans ses rêves. Quelques chocs émotionnels d’il y a si longtemps.
Ignorer le désir de posséder quoi que ce soit ni quiconque.
Animer le présent
Passé
Futur
Puis des extractions de sensations. Si proche devant la mort de la mort. Une arme précieuse pour que la vie emmène le temps qu’il restait. Autant dire l’éternité.
Des impressions de création
Ce sommeil intemporel que le réveil formait de façon si concrète.
Les extravagances de la douceur avaient la force de l’inouï
Publié le 11/09/2009 à 21:33 par bardeominik
Le vent
Le vent s’est engouffré dans l’essence de l’être. L’âme de la montagne a envoyé son souffle des hauteurs encimées. Un tourbillon d’espace a touché l’infinité des particules. Le feuillage a frémit comme l’utilité d’un mouvement, une mécanique transcendantale de l’innocence. Sans l’existence du calcul. La pensée d’un souffle en arrosant la nature devient pure. Elle n’était pas encombrée mais par cela elle se confond avec elle-même.
Le vent
Un engouffrement dans l’essence de l’être
Une âme de montagne
Des souffles de hauteurs
Un tourbillon d’espace
Sur une infinité de particules
Un frémissement de feuillage
L’utilité du mouvement
Mécanique de l’innocence
Absence de calcul
Comme la pensée d’un souffle
Le souffle d’une pensée
Devant l’arrosoir de la nature confondue
Publié le 11/09/2009 à 21:31 par bardeominik
Dans mon esprit il était évident que je ne risquais rien, rien du tout, le destin avait connecter mes gestes avec les événements, c'était d'une évidence manifeste, mais, j'en étais totalement inconscient. C'est maintenant, en voyant ces grands reporters, en Zambie, au Rwanda ou ailleurs peu importe. Des individus qui marchent dans un no man's land, la mort rode autour d'eux mais ils n'en ont pas conscience, du moins la peur ne terrasse pas leurs visages. La peur est une démarche naturelle de survie, il y a même un soldat qui tient un badge, un laisser passé, c'est surréaliste. Ce papier, à l'apparence inutile, semble le préserver de la peur et donc de la mort. Je me souviens maintenant de cet épisode au Cachemire, dans ce bus, deux indépendantistes nous arraisonnent, pistolets au poing. De suite, je deviens spectateur, l'importance de l'événement ne m'investit pas. Suis-je sensitif à l'extrême ? Est-ce que je sens que ce ne sont que des francs tireurs hors d'organisation, ils n'exploitent pas l'importance de ma présence, en tant que touriste, en matière d'échange, la possibilité de sensibiliser l'opinion internationale, je ne sais quoi, peu de temps avant des scandinaves avaient été exécutés après des négociations infructueuses. Là visiblement ils cherchaient autre chose, puisqu'ils emmènent un autre type juste derrière moi. La peur ne m'a pas investi, ce n'était que des prémisses, rien n'est arrivé de suite. Je n'ai pas eu le temps d'être déstabilisé, j'ai regardé froidement la scène, si théâtralisée. Peut-être ma fonction d'étranger, de spectateur au cœur du pittoresque. Cela semble prouver les affres de la peur, quelqu'un qui est soumis à la peur devient une menace pour le psychopathe qui évolue à sa proximité. Il déclenche des actions de protection, il doit éviter la peur lui aussi, l'élimination devient évidente. Mes pérégrinations ambulancières sont du même acabit…Je rentre dans un espace que je ne connais pas d'une façon si familière que le désappointement des habitants se range devant la crédibilité d'une action, certes à dimension humaniste mais qui investit la liberté d'un individu, même s'il est demandeur d'un sauvetage.
Publié le 11/09/2009 à 21:28 par bardeominik
L’ÉTRANGE ÉTANT
Un étang. De la fumée s’en vint sur le chemin de pierres à travers l’herbe des grenouilles. L’eau s’étala pour ne former qu’une métaphore. Un frémissement devant cet étang de l’étrangeté. Des étrangers avaient aussi perçu le grincement. A l’ourlet de la première vague le pseudo lac se gonflait. Peu affirment qu’une forêt d’herbes s’enchevêtrait docilement dans de petits abysses. Beaucoup prétendent qu’une canne à pêche serait tombée dans l’amour d’une ablette. Des lumières inconnues et de trop tristes ravages vinrent ignorer la relation. Alors un inconnu se dirigea vers les berges de la rive. Tous le reconnurent il s’appelait « Bétique » quelques poissons frémirent et d’autres par jalousie ou par peur des représailles lui firent face.
Les clochent se mires à sonnet. Ceux qui l’entendirent ainsi se mirent à deviser. Un d’entre eux avait conquit plus de gloire à ne rien faire que d’autres n’en recueillent de leur succès…
Bétique affirma que le fond de l’eau avait une éclisse que nul ne pouvait reconnaître. Un ouvrage flottait à la surface de cette petite profondeur, il avait offert à des générations de tortilleurs aquatiques comment se régaler d’un hameçon. Aussi comment résister au vacarme lacustre. De sombres mages s’en vinrent résister à la résistance dans le calme absolu. Mais à la surface de ce chemin de pierres où Bétique allait, à la surface du monde donc, il se baissa pour en ramasser une, la smella… Elle sentait les restes d’une mer ancienne. Des mélodies maritimes résonnèrent à ses narines. Des profondeurs de houle s’assombrirent devant son inspiration. De nouvelles crêtes secouées par d’innocentes vagues parquèrent les quelques premiers instants de la création qui s’offraient à lui. A la hauteur de l'écume, la goutte scintille, se libère un instant, rejoint le tout, aux confins des formes pétille, malgré les vagues de brume, quelle que soit cette déliquescence, elle renaît vers des chaires nouvelles, sombres bacchanales.
Où vas-tu ? ! Lui lança un vieil homme qui errait au-delà de sa vie.
Je marche par-devant moi…
Ah… par-devant toi? Devant c’est facile mais toi, qui es-tu?
Je suis l’ombre des étangs.
Y a t’il de la clarté dans le cœur de tes profondeurs ?
As-tu déjà vu les contours de ton opacité ?
Je n’ai fait qu’apercevoir les lacustres pilotis de mes extravagances. Je me souviens, il y a très longtemps…Que pouvais-je faire sans l'extrême envie de rejoindre le néant. Aspirant la moisson des orges. As-tu senti le parfum des pierres ?
Oui à l’instant ! Comment sais-tu ? Elles se défendent seules devant leur matière. Voilà :
« Sur des envolées de latitude je descendais ce matin là dans les assiduités superficielles de quelques gouffres lointains quand brusquement rien n’arriva… Mais les petites roches avaient cerné la mémoire de l’eau. Elles divaguaient doucement depuis l’immuabilité de leur présence. Des horizons de terre barraient leur route au loin. Elles s’abandonnèrent, déçues par le manque d‘infinité que la mer se devait de posséder. Elles me tinrent cependant le langage le plus noble de leur peu de modernité.
Le silence du futur commençait à ignorer les prophètes. Des années entières faisaient la queue pour accéder à la siéclitude. Je m’ouvris au-dessus de l’eau, les bras comme de l’air et l’âme de tempête. Je bus la lie de mon passé et enfin disparus dans le souvenir de cette éternité. »
Qu’entendais-tu ?
Le murmure de la mémoire de l’eau…
Comment était-elle?
Je la vis faire la brasse en surface, elle écartait, poussait, avançait. Une petite vague se formait. Prenait place à la commissure de ses lèvres...
La lumière, comme une photosynthèse éphémère, s'infiltrait dans ce petit ourlet. Les cellules recevaient, hydratation et chaleur.
Un mouvement vers la clarté. Elle sortait, propulsée par la poussée. C’était comme une femme nue qui nageait. Elle souriait et accentuait la boursouflure aquatique. Son buste s'étirait, sa peau se tendait et l'intérieur de son corps se transformait, se raffermissait. Sa taille s'allongeait et une suite de côtes prenait forme... De gros muscles s'animaient, comme des gardes du corps, vides de sens. Protecteurs en attente, diffuseurs sanguins, capteurs d'oxygène. Corps en devenir, vivants sans pensée dans un corps qui raisonnait en oubliant ses alliés, ses relais et leurs attentes.
Lorsque l'eau eut atteint son degré de pénétration, elle sembla oublier un corps inutile. Les anciennes naissances cellulaires se confondirent avec le souvenir de ces gouttes intérieures qui parfois lui parlaient. Elles reprirent connaissance dans une sorte de silence créateur puis assaillirent les contours de cet abdomen sans protection. Libre de recevoir et de donner. Elle poursuivit la nage. Sans raison et oublia les limites... Le sourire s'accentua et la mémoire de son eau surgit au cœur d'une cellule... Deux.... Une infinité. De nouvelles naissances au cœur de multiples bouillons.
Elle était là, épuisée sur cette berge, le ventre gros. Sereine. Quelques rougeurs aux pommettes. Quelque peu essoufflée, heureuse et comblée d'insémination océane. Elle n'a cessé de sourire. Le petit ourlet la rejoignit sur la berge et mouilla l'intérieur de ses cuisses, jusqu'à remonter dans l'antre de sa création. Il s'incrusta pour investir sa mer intérieure. L'enfant jubila et dune nage immobile, se diffusa en elle. Deux êtres océaniques s’allièrent pour naître enfin. Demeurer et perpétrer les strates de la propagation aquatiques.
Publié le 11/09/2009 à 21:26 par bardeominik
ISABEAU
Tu la vois faire la brasse en surface , elle écarte les bras, pousse avec les jambes, avance. Une petite vague se forme. Prend place à la commissure de ses lèvres...
Dans une piscine, semi ouverte. Le toit laisse passer les rayons du soleil. La lumière, comme une photosynthèse éphémère, s'infiltre dans ce petit ourlet qui s'étire. Les cellules reçoivent, hydratation et chaleur.
Son corps se meut vers la clarté. Le buste sort de l'eau. Propulsé par la poussée, puis les jambes se rejoignent, droites pendant quelques instants, formant un sillon, une petite vague. Pendant ce temps les bras se sont allongés, fendant l'eau, puis traction et retour le long du corps.
Elle sourit et accentue la boursouflure aquatique. Son buste s'étire, sa peau se tend et l'intérieur de son corps se transforme, se raffermit. Sa taille s'allonge et une suite de côtes prend forme... De gros muscles s'animent, comme gardes du corps, vides de sens. Protecteurs en attente, diffuseurs sanguins, capteurs d'oxygène. Corps en devenir, vivants sans pensée dans un corps qui raisonne en oubliant ses alliés, ses relais et leurs attentes.
Lorsque l'eau a atteint son degré de pénétration, elle oublie son corps. Les anciennes naissances cellulaires se confondent avec le souvenir de ces gouttes intérieures qui parfois lui parlaient. Elles ont repris connaissance dans une sorte de silence créateur. Des milliers de BB nageurs assaillent mentalement les contours de cet abdomen sans protection. Libre de recevoir et de donner. Elle poursuit la nage. Sans raison et oublie les limites imposées par le blanc carrelage. 50 100 200 500 1000....Le sourire s'accentue et la mémoire de l'eau surgit au cœur d'une cellule...
Puis deux, puis 4, 10, 50, 1000, 100 000....
De nouvelles naissances au cœur de multiples bouillons.
Elle est là, épuisée sur la berge, le ventre gros. Sereine. Quelques rougeurs aux pommettes. Quelque peu essoufflée, heureuse et comblée d'insémination océane.
Elle n'a cessé de sourire. Le petit ourlet la rejoint sur la berge et mouille l'intérieur de ses cuisses, jusqu'à remontrer dans l'antre de sa création. S'incruste assez pour investir sa mer intérieure. L'enfant jubile et dune nage immobile, se diffuse en elle. Deux êtres océaniques se sont alliés pour naître. Demeurer et perpétrer les strates de la propagation aquatiques.
Publié le 11/09/2009 à 21:25 par bardeominik
St AMAND DE COLY.
« Elle est posée comme pour une mission, dans une enclave de temps dont nous n’avons pas la mesure. »
Il faut chercher. Puis une route insensée, pendant un temps ignorée des touristes. Encore secrète. Elle serpente le long d’un vallon perdu pour déboucher dans une enclave romane. Les lieux semblent n’avoir pas cédé à l’immuable. Il faut s’arrêter à distance afin de voir s’élever le clocher-porche. Quelques petites difficultés pour le touriste feignant. Voilà l’élévation intérieure au cœur de cette gigogne mystique. Il faut encore s’élever pour atteindre la Nef. La pente n’en finit plus de manipuler le promeneur impénitent. Voilà que d’une ballade il se trouve embarqué malgré lui dans un chemin initiatique. En quelques brasses dans le magma spirituel, il est happé par le transept. Ses délicieuses coursières ventilent judicieusement le souffle céleste. De part et d’autre, des buissons ardents attisés par la forge divine Ce promeneur est devenu marcheur dans un pèlerinage inconnu. Une arborescence parsemée d’ogives, d’arcades. Il doit d’abord baisser la tête en signe d’humilité puis lever les yeux vers ce ciel intérieur aux allures cosmiques. Une toile parsemée d’étoiles.
Le tour de l’église est un encaissement labyrinthique pour l’esprit. La pensée chemine, canalisée par ce chemin de ronde. Il n’est que de marcher pour rejoindre les guetteurs d’anges. Apercevoir l’approche des saints. L’émouvante perception des géométries variables. Un assemblage de « Pierre » dont les fondations sont les extensions de la terre des premiers hommes. Les derniers seront là pour la voir. Elle est posée comme pour une mission, dans une enclave de temps dont nous n’avons pas la mesure
Publié le 11/09/2009 à 21:23 par bardeominik
UNE FEMME DEVANT SON AU DELÀ
IZABAR
« Le hasard objectif, mu par l’inconscient, s’est fait l’instrument d’une mécanique physique »
Une fenêtre qui ressemble à une porte sur le néant. Un aperçu de l’indicible et (jusqu’à maintenant) de l’inqualifiable. J’y reviendrais car les contours sont les gardiens de la préparation créatrice. Ils sont à la fois, « la voie et le chemin » qui nous mène à ce néant. Une multitude de signes et de personnages.
En haut à gauche, et maintenant tout le prolongement du côté, voici une femme drapée. Elle a un capuchon sur la tête.
Elle semble se recueillir devant cette entrée. Elle va peut-être entrer, ce n’est pas sur. Elle semble avoir besoin d’élaborer un rituel intérieur qu’elle connaît et qui va peut-être lui permettre de passer. L’intérieur du cadre est si riche de symboles et de reconnaissance que je dois attendre avant l’évocation.
Il y a toute une zone, entre le pas de la porte et cette entité féminine encapuchonnée que je dois décrire avant d’entrer. Même la femme n’a pas encore tout exprimé.
Entre elle et le début de l’entrée c’est un courant d’eau chargé de menaces ? De pyramides englouties ?
Des visages apparaissent, semblant flotter. Un double visage et « deux paires d’yeux » (Gérard… )
Sur le sommet, ils sont ouverts, à la base fermés. Son corps étend son bras comme une invitation. Les yeux ouverts incitent à l’action et les yeux fermés s’inclinent en signe de respect. Ils semblent dire au capuchon : « Nulle crainte car vous allez flotter ».
Au dessus de tout cela il y a même de drôles d’aéronefs qui semblent faire des vols immobiles pour le repérage. Leurs ailes sont souples, à l’instar des aigles. Un avion qui vole, c’est normal, mais ses ailes ondulent et utilisent un vent d’une grande douceur métaphysique.
Au delà des formes de taille il y a tout un microcosme de graphisme et peut-être de graffitis qui rapportent à la mémoire et à l’histoire parallèle, celle qui n’est pas dans les livres mais qui se réfère aux témoignages des grottes et des endroits marginaux ou sacré d’une ville comme Pompéi.
Le cadre ne semble n’être qu’un cadre. La neutre délimitation entre deux univers métaphysiques différents mais qui semblent se compléter. Le bas et le côté droit du cadre offre une perspective. Une profondeur de champ qui annonce l’autre côté. La femme au capuchon mettra du temps pour franchir ce passage.
Une entité masculine, les épaules carrées et le visage anguleux, semble l’attendre. Il y a du jugement et de l’attente dans sa position.
A droite en contre partie un autre personnage s’agite de façon amicale pour inciter la capuchonne à les rejoindre. La masse humaine sous la toge semble ignorer les encouragements. Elle semble vouloir construire autre chose de son côté, peut-être une imitation. Elle semble ne pas vouloir rejoindre l’autre univers. Elle veut recomposer, par la prière de ce rituel, qu’elle a elle même inventé pour sa transformation.
Elle tient cette boule entre ces mains dans laquelle un être en costume semble vouloir donner des indications de réserve : « Non reste là ! N’y va pas ! Je suis à toi et cette bulle nous appartient. Je ne pourrais pas passe, seule toi le pourra. Ils t’attendent, mais je ne suis pas du voyage » La bulle traîne encore son cordon en bas à gauche et se perd hors du tableau. Le personnage à l’intérieur de la bulle semble aussi diriger une un engin aquatique à moteur… ? Sa position est assise et les mouvements de son corps sont mesurés car il doit maîtriser son engin.
Tout le côté droit est peuplé d’entités. D’abord, une masse masculine qui semble terroriser des enfants. Ils ont les bras ouverts et semblent crier. Ils semblent s’adresser au personnage à l’intérieur de la bulle :
« Sauve nous ! Viens nous chercher ! », « N’y va pas ! C’est un piége ! » « Si tu passes, c’en est fini, nous ne te reverrons plus. »
J’ai passé une partie de la soirée à scruter cette zone et à un moment j’ai trouvé cela horrible ! L’horreur est peinte sur le côté droit du tableau. Plus je l’investissais et plus je découvrais de personnages en grande souffrance qui criaient. J’ai du arrêter. Peut-être que le tableau est vivant et qu’il génère des images dans l’esprit du spectateur.
A part de cette analyse, je dois préciser la grande subjectivité de ces visions. Les formes et l’esthétique sont dévolues à la conception de mon cerveau (c’est peu dire… ) Aussi, les ombres sont inhérentes à la nuit ou tout au moins à l’obscurité. Le soir les perceptions sont différentes et pendant la nuit encore plus. L’insomnie rend les visions plus extravagantes et la présence de ma sœur dans ce tableau et dans mon esprit est constamment présente. Mais l’expression, issue d’une démarche physique n’est que l’expression de sa psyché et rien d’autre. Les peintres, en général qui créent hors de toutes considérations marchandes, ne sont que des instruments. Le moteur, ou plutôt les moteurs, sont tout ce qu’ils sont et ce qu’ils ont été sans parler de ce qu’ils seront bientôt grâce à cela. Je ne parle pas de ma sœur en particulier, cela rendrait l’analyse de ce tableau encore plus subjective. Je préfère généraliser en utilisant mon expérience des peintres qui ont déposer leurs ego sur une surface lisse afin de pouvoir se contempler pour un temps ou pour toujours. Certains ont la judicieuse idée de pouvoir contrôler leur ego et de modifier leur progression vers plus d’épuration. Mais encore cela n’empêche pas d’avoir du talent et l’ego est parfois le moteur de ce talent. Sans lui, rien n’aurait eu lieu. Bref !
Le hasard objectif de cette création s’est fait l’instrument de l’inconscient. Ce pourrait être n’importe qui. Un homme, une femme…
Publié le 11/09/2009 à 21:21 par bardeominik
LUC DEFONTAINE
« Les chants de la malodeur font s’élever les articulés vers les hauteurs de la cybernétique »
Le premier est un sapeur du génie de l’art. Il tient une espèce d’arme sur l’épaule droite. Du bout de cet ustensile semble se déverser un liquide. Ce garde est le protecteur d’un rouleau parcheminé. Il semble avoir été déposé par une entité, venue d’une fenêtre centrale : un des cœurs du tableau.
Le réseau, qui se développe derrière la scène, laisse présager tout un monde de propagation. Le gardien légionnaire est le juge esthétique du décor perpétuel. Le tracé de la scène se dirige en lui-même. C’est comme un groupe électrogénérateur. Rien de ce qui se trace n’échappe à la géométrie du geôlier des formes. Il est comme «le Roi des Aulnes » portant sur son dos des êtres maudits. Ceux qui n’eurent pas l’occasion d’habiter et de s’exprimer dans cette vie terrestre. Il leur dit : « soyez heureux maintenant car ce bonheur n’existe pas. Là où vous êtes, l’indicible de vos œuvres ne sera pas jugé. La tribune s’est effondrée. »
Le tube qui est déposé sur le coussin, contient les documents qui sont leurs diplômes célestes. Les dépositaires des outils de la création de ce tableau. Le peintre les a extrait de sa gangue pour vous et pour tout l’amour qu’il vous doit. Il est le gardien de vos petites âmes.
« Vous pouvez dormir en paix, prendre patience, bientôt vous vous reposerez aussi…
Comme les derniers vers du poème de Goethe…» «Wartenur, Balde Ruhest du Auch ». Extrait du livre de Kundera : « L’immortalité »
Les êtres maudits ressemblent à toutes les entités qui vont se repaîtrent de cette contemplation. Elles vont s’installer à bord du véhicule transporteur de l’image.
Le voyage va entrer en coïncidence avec les intérieurs des scrutateurs avides.
La face visible de l’assemblage donne une idée de l’intérieur du tableau. Le visionnaire peut voir le peintre à l’œuvre dans une espèce de continuité permanente.
Les différentes dimensions vont du spectateur, au peintre, au tube-rouleau parcheminé, à la fenêtre réincarnée par Fragonard, au monde intérieur à la blanche expression, à la douceur exquise des poils de martre qui font du pinceau un des outils de la poésie. Alors, la farandole des êtres offre son animation à toutes les articulations de la première façade. Une grande mécanique s’est ébranlée pour contrôler les rouages cosmiques intérieurs. On les entend grincer avec deux hauts-parleur dans l’épaisseur de la couche : «Les chants de la malodeur font s’élever les articulés vers les hauteurs de la cybernétique. »
Aperçue dans la fenêtre. Un regard dans un soupirail, surmonté d’une exhalaison semblable à une vague, s’interroge devant le tube cottonesque assoupi dans son écrin.
« Du bout de cet ustensile semble se déverser un liquide »
L’homme à la tête de cerf volant semble être suspendu pendant qu’il enjambe la porte centrale. Il écarte les bras et son cœur tourbillonne comme un nautilus au sortir du trou noir.
Des anti-scènes de liesse dans cet univers glacé qui réchauffe toutes ses articulations : le regard, le peintre et sa psyché, l’acte de création à travers l’antenne, la scène, la porte, le tout intérieur.
A force de regarder le tableau. Tant d’évidences surréalistes. Après un moment qui dure quelques journées discontinues. Des heures associées à «l’intemporalité de ce temps », il transpire par le bout de l’arme dont le tube allongé sur le coussin est le dépositaire. Voilà une antinomie qui possède les clés du paradoxe. Un thème qui deviendra le grand projet de vulgarisation de la métaphysique. Une géométrie s’offre à la psyché. Elle possède les dimensions de son autonomie. Brusquement devant cet assemblage. Les circuits ne se sont pas calqué mais une autre programmation s’est déclenchée. Cric Krac Trrrrr… Entre ce que l’on imagine et la «réalité » d’une projection en attente de devenir. Voici les prémices de la physique future, bientôt quantifiée et reconnue scientifiquement… Cric Krac Trrrrr…
L’homme à la tête de cerf volant semble être suspendu pendant qu’il enjambe la porte centrale. Il écarte les bras et son cœur tourbillonne comme un nautilus au sortir du trou noir. Des anti-scènes de liesse dans cet univers glacé qui réchauffe toutes ses articulations : le regard, le peintre et sa psyché, l’acte de création à travers l’antenne, la scène, la porte, le tout intérieur.
Il apparaît, avec le temps et l’intimité que ce tableau (et peut-être toutes les créations de Luc) se réservent, de part leur assemblage, d’en déceler leur trame absolue… Les premiers instants sont nécessaires à la découverte. Ils sont là pour intriguer et chercher à faire entrer le spectateur à l’intérieur du tableau. Il force l’imagination.
Vous l’avez bien compris, les tableaux de Luc sont ceux que l’on garde chez soi et qui offrent sans cesse aux yeux de la contemplation les territoires infinis de l’absolu qui habite chacun de nous.
Poulenc, Satie, Zappa seul/ avec Boulez, Philip Glass, Steve Reich. Michel Petuccianni, Mingus, Kathleen Ferrier chante Mahler.
Chorégraphie et danse. Danseur(s), Danseuse(s). Mini ballet devant le tableau.
Textes : Henri Michaux ? René Char ? Michel Leirris ?